Depuis 2025, et plus encore en 2026, le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) connaît une évolution majeure.

Intégration du risque chaleur, nouvelles sanctions administratives, renforcement du lien avec le PAPRIPACT …, les établissements sociaux et médico-sociaux doivent adapter leur démarche de prévention.

👉 Dans cet article, découvrez simplement ce qui change et comment mettre votre établissement/service en conformité.

1. Rappel sur le document unique d’évaluation des risques professionnels

💡 Le saviez-vous ?

Le DUERP n’est plus seulement un document obligatoire.

Il est devenu un véritable outil de management permettant de :

  • Protéger les professionnels
  • Prévenir les accidents du travail
  • Limiter les maladies professionnelles
  • Améliorer les conditions de travail
  • Démontrer la démarche de prévention lors d’une évaluation HAS

2. Les nouvelles obligations de 2025-2026

Le risque chaleur devient obligatoire

Jusqu’en 2025, les fortes chaleurs étaient prises en compte de façon indirecte.
Depuis le décret du 27 mai 2025, elles constituent officiellement un risque professionnel devant apparaître dans le DUERP.

Concrètement, cela signifie que chaque ESSMS doit désormais évaluer :

  • Les périodes caniculaires
  • L’organisation du travail
  • Les locaux
  • Les professionnels vulnérables

Les mesures attendues :

  • Adaptation des horaires
  • Pauses supplémentaires
  • Eau fraîche
  • Espaces rafraîchis
  • Limitation des manutentions
  • Surveillance renforcée

Que dit la loi du 11 mai sur les sanctions encourues ?

Pendant longtemps, les sanctions étaient peu appliquées.
Aujourd’hui, l’Inspection du travail peut intervenir beaucoup plus rapidement.

Désormais, il est possible d’avoir :

⚠ avertissement
⚠ amende administrative
⚠ jusqu’à 4 000 € par salarié concerné
⚠ 8 000 € en cas de récidive

Autrement dit, le DUERP n’est plus un simple classeur rangé dans une armoire, il doit vivre toute l’année.

3. L’articulation avec le PAPRIPACT

Une erreur fréquente consiste à confondre régulièrement les deux documents.
Leur rôle est pourtant très différent :

On peut résumer ainsi :

Le DUERP répond à la question « Quels sont nos risques ? »

Le PAPRIPACT répond à « Que faisons-nous pour les réduire ? »

4. Traçabilité et suivi des actions

La prévention est un processus continu :

Cette logique est exactement celle attendue lors des évaluations HAS.

5. Les points de vigilance lors de l’évaluation

Les évaluateurs ne cherchent pas uniquement un DUERP. Ils recherchent surtout des preuves d’une véritable dynamique de prévention.
Ils vérifient notamment :

  • La mise à jour du DUERP
  • Les unités de travail
  • Le PAPRIPACT
  • Les accidents du travail
  • Les évènements indésirables
  • Les TMS
  • Les RPS
  • Le lien avec la démarche qualité

Les bonnes pratiques à mettre en œuvre dès maintenant

📌 Mettre à jour le DUERP après chaque évolution importante

📌 Analyser les accidents et événements indésirables

📌 Réévaluer les cotations

📌 Impliquer les professionnels

📌 Suivre l’efficacité des actions

📌 Mettre à jour le PAPRIPACT chaque année

Conclusion : ce qu’il faut retenir

Le DUERP est aujourd’hui bien plus qu’une obligation réglementaire. Les évolutions récentes imposent une démarche de prévention active, documentée et régulièrement réévaluée. Pour les ESSMS, il devient un véritable outil de pilotage au service de la qualité de vie au travail, de la sécurité des professionnels et de la conformité réglementaire.

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